Les mal-logés quittent le gymnase Camou – Paris 7ème

Gymnase Camou Un accord a finalement été trouvé entre le DAL (Droit au Logement) et la Mairie de Paris. Les 200 personnes vont retourner à l’hôtel dans l’attente de logements dans le secteur privé.

Les quelques 200 mal logés qui occupaient un gymnase dans les VIIe arrondissement de Paris depuis mercredi ont quitter les lieux vendredi soir après avoir obtenu des engagements de la mairie de Paris, a-t-on appris auprès de la Ville et de Droit au Logement (DAL). Ces familles, qui vont retourner à l’hôtel dans l’attente de logements dans le secteur privé, entendaient par cette action dénoncer leurs conditions d’hébergement dans des hôtels meublés et demander que soit mis en place un dispositif public leur permettant d’accéder au parc locatif privé.

La Ville de Paris « souhaite mettre en place un dispositif de location/sous-location+ d’appartements vacants du parc privé », indique-t-elle dans un communiqué, précisant que cette solution pourra s’appliquer « aux personnes occupant le gymnase ». Elle « est prête à prendre en charge » le coût de la prospection (pour trouver des bailleurs, ndlr), la garantie des associations pour couvrir les impayés, la remise en état des logements, un accompagnement social renforcé et les relogements ». « Cet accord est important, il permettra d’améliorer les conditions de vie de ces familles et nous espérons que ce dispositif se généralisera partout en France. Pour l’instant, Paris sera la première ville à mettre en place ce type de logement », a déclaré Benoîte Bureau, une représentante du DAL.

La Ville de Paris a quant à elle souligné que « pour que cette proposition devienne réalité, il est urgent que l’Etat s’engage à mettre en place sans délai » les avantages fiscaux aux propriétaires qui accepteraient de loger ces familles, entre autres mesures concrètes. « Qu’ils trouvent des bailleurs privés et on se remet autour de la table pour examiner leurs propositions », a-t-on fait valoir au ministère de la Cohésion sociale et du Logement. Pour Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL, « l’efficacité du système reposera aussi sur la volonté des bailleurs d’accepter de louer à des ménages en difficulté de logement ».

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